Le 23 octobre prochain aura lieu l’événement 13 Gourous et moi, organisé par la Société des designers graphiques du Québec. J’aurai la chance d’être l’un des 13 gourous de cette année. En plus d’être une soirée portfolio, cet événement est aussi l’occasion de rencontrer plusieurs générations de designers graphiques et d’honorer Madame Ghislaine Fallu, fondatrice de TAM-TAM et Monsieur Vittorio Fiorucci, affichiste de renom qui nous a quitté cette année.
The LAB Foundation Phase 2
Après avoir dévoilé, en avril dernier, le logo du laboratoire de R&D en innovation et nouveaux médias The Lab Foundation, Ekorce a développé la suite de son identité visuelle. La phase 2 du mandat s’est déclinée sous la forme d’une typographie et de tous les éléments de papeterie.
La plateforme graphique de Lab Foundation a été créée à l’image du logo éclaté et vivant conçu par l’atelier créatif, un logo appelé à évoluer et à changer de forme ou de couleur selon les projets. La typographie nommée Facette_152 a ainsi été faite à partir d’une agglomération de 152 formes simples en mouvement, momentanément en arrêt, construisant chaque lettre.
Le processus créatif de la papeterie s’est quant à lui inspiré de la collectivité que met de l’avant The Lab Foundation: chaque pièce de papeterie est unique et ne trouve sa réelle signification qu’en interaction avec les autres. Selon cette idée, la carte d’affaires se décline en 40 versions différentes, chacune représentant une partie du logo. Le même concept a été appliqué aux autres éléments de papeterie.
« L’identité visuelle créée par Ekorce représente bien notre positionnement, explique Patrice Lacroix, co-fondateur de Lab Foundation. Les différentes composantes du logo sont mouvantes et semblent se connecter afin d’évoluer ensemble, à l’image de notre approche réactive au monde chaotique des communications et du collectif que nous mettons de l’avant. De plus, elle connaît un véritable succès auprès de nos clients et partenaires».
L’évolution des logos dans le monde de l’automobile
Voici un article qui relate l’évolution des logos de plusieurs des grandes compagnies automobiles dans le monde. Il est toujours intéressant de voir leur évolution graphique en lien avec l’histoire des compagnies qu’elles représentent.
Notre espace de travail
Dans nos nouveau locaux depuis déjà un an, je vous présente aujourd’hui notre espace de travail. Conçu, designé, réalisé, bâti, cloué, vissé, collé, verni et peint par nous-mêmes. Ce qui va de paire avec notre aspect d’atelier créatif et notre volonté de développer l’identité de notre propre marque à plusieurs niveaux. Nous voulions un espace convivial et ouvert pour la libre circulation des idées nous permettant de travailler et de décrocher sur notre table de babyfoot vintage (oui bon ça fait trèèès agence de création mais ça nous permet de relâcher la pression).
Nouvelle Identité pour The Lab Foundation

The Lab Foundation se concentre sur les prochaines tendances ainsi que sur la recherche et le développement dans le milieu des communications et du marketing. Il s’avérait donc essentiel de créer une identité visuelle à partir de… zéro car les typographies existantes sont déjà utilisées par plusieurs.
Le Lab se définissant comme la synergie d’un collectif de talents, la typographie que nous avons développée représente une agglomération complexe de formes simples, bien structurées, mais en même temps, toujours en mouvement.
Doodle 4 Google
Google lance une compétition destinée aux enfants américains, leur demandant de réinventer la marque à la manière de Dennis Hwang, le webmestre de Google qui modifie le logo le temps de souligner un anniversaire ou un jour férié.
Ce qui est intéressant c’est de voir que la marque est devenue tellement reconnue qu’on peut se permettre de jouer avec le logotype sans perdre le focus de la marque. En fait, à mon avis, c’est même un effort concerté pour renforcer les valeurs de la marque en la rendant amusante. Google a toujours été vu comme «les bons gars» contrairement à Microsoft et son «empire du mal».Par ce concours, Google se fait connaître auprès d’une jeune clientèle qui adhérera éventuellement (si ce n’est déjà fait) à la marque. C’est le Web 2.0 appliqué à l’extérieur du monde virtuel. Les fondements du Web 2.0 étant de laisser interagir les consommateurs avec la marque et entre eux.
Google est donc allé encore plus loin que la Fédération des caisses Desjardins qui organisait le concours de dessin que j’adorais tant à l’époque. En plus d’organiser le concours, la marque Google est au centre de l’oeuvre.
Voici la video du concours en Australie
Nouveau site pour Charles Paquin
Pour fêter ses 40 ans et ses 15 ans de carrière, le concepteur-rédacteur Charles Paquin a « joué » au client et a mandaté Ekorce pour concevoir son nouveau site Web.
La photographe Julie Durocher et le concepteur-rédacteur Pascal Henrard ont aussi participé à la conception de ce site amusant qui démontre les nombreux services offerts par ce créatif sénior.
Le mythe du logo éternel
Olivier Bruel propose 3 articles intéressants sur la pérennité des logos et de leurs évolutions.
Les racines du branding des sites 2.0
En travaillant sur un projet de branding pour un site Web 2.0, je me suis intéressé à ce qui s’était fait par le passé. La plupart des liens que j’ai trouvés sont en fait des tutoriaux pour fabriquer un logo au look 2.0. On y démontre comment y mettre un reflet de verre semi-transparent ou utiliser des dégradés de couleurs de la bonne manière.
http://www.simwebsol.com/ImageTool/
http://blog.typpz.com/2007/05/11/create-a-web-20-logo-using-abobe-photoshop/
Il existe aussi sur Flickr des collections intéressantes de logos de site 2.0
Et même certains designers s’amusent à refaire en version 2.0 des logos que l’on connait très bien.
Ce que l’on peut dire en général, c’est que les logos de site Web 2.0, sont la plupart du temps constitués de couleurs vives sur fond blanc ou très pâle, de dégradés qui donnent du volume et utilisent des typographies arrondies ce qui rend le tout très joyeux.
Cela dit, j’aimerais émettre une hypothèse sur les origines probables de cette mode.
À la base, les sites 2.0 sont destinés à des usages sociaux, donc à une certaine forme de loisirs (ce qui explique les couleurs vives et les typographies arrondies). Mais la réelle source d’inspiration du branding 2.0. m’est apparue alors que j’étais sur le blog d’une designer, Lauren Scime. Celle-ci compare le branding des sites 2.0 aux marques destinées aux jeunes des années 80.
Une bonne partie des internautes qui s’intéressant aux sites sociaux ont entre 18 et 35 ans. Ceux-là même qui adoraient des marques comme Lego, les Schtroumpfs, Nickelodeon ou les Froot Loops dans les années 80 (début 90), sont aujourd’hui ceux qui consomment le plus de sites 2.0. Comme l’explique Lauren Scime, les dessins animés du samedi matin sont maintenant remplacés par les applications de site sociaux. D’autres exemples nous permettent d’abonder dans ce sens, même dans la façon de nommer ces sites. Q-bert, Froot Loops, Fruit Roll-Ups, Scooby-Doo, Frogger ressemblent étrangement à certains noms de sites très connus aujourd’hui. Frogger est peut-être le grand-père spirituel de Flickr et Google pourrait trouver racine avec Froot-Loops, de par le nom et les couleurs. Bien que pas nécessairement un site 2.0 en soi, Google entre tout de même dans l’esthétisme du 2.0. Il est probablement un des précurseurs de cette vague par son apparition à la fin des années 90.
Reste à savoir si c’est parce que les designers qui ont grandi avec cette imagerie y ont puisé leur inspiration ou si c’est un effort marketing pour attirer les génération X et Y.
Arrivé sur le marché le 24 mars 2001, OS X s’est démarqué par son interface de meilleure résolution et plus intéressante graphiquement que le gris-beige des interfaces du temps. Cette approche vient de paire avec la philosophie de Apple qui fait des produits plus conviviaux axés sur les loisirs plutôt que sur le travail. L’approche est similaire à celle des sites sociaux actuels. La facilité d’utilisation de l’interface OS X, la souris, les logiciels de la suite iLife (iTunes/iPhoto/Garage Band/iMovie/iDVD), l’Ipod et les publicités actuelles de Apple le démontrent bien.
Avant la sortie du système OS X, des icônes de chatons, des Simpsons, de Star Wars, etc., existaient sous forme très sommaire et pixelisée pour agrémenter l’interface des systèmes d’exploitation. L’arrivée de OS X a permis à des designers de créer des icônes plus poussés utilisant les propriétés de l’actuel branding 2.0: des couleurs vives, un look un peu rond, un effet de volume, un dégradé et bien sûr un reflet de verre. Tout ça a été ensuite disponible sur Windows XP.
Pour plusieurs exemples d’icônes du genre:
www.pixelgirlpresents.com
L’origine du branding des sites sociaux n’a probablement qu’une seule source, les uns influencent les autres et le sens esthétique collectif évolue à la vitesse du Web.
Des opinions divergentes ou complémentaires? Faites le moi savoir.























